Les bourses sont devenues trop folles pour les institutions ?

Les interventions politiques qui sont de nature imprévisible et pas toujours logique, déterminent beaucoup plus les mouvements de marché sur 3 à 12 mois que les données économiques ou la santé financière des entreprises.

Les bourses sont devenues trop folles pour les institutions ? Quels sont les constats et les leçons pour les investisseurs individuels ?

Les caisses de retraite et les gestionnaires de fond communs se questionnent. Les bourses sont devenues trop folles pour les institutions. Pour la portion équité les solutions de diversifications classiques ne fonctionnent plus aussi bien. En période de chute, les marchés sont tous corrélés. Que font les institutions pour se diversifier ?

En termes de diversification, ils se tournent de plus en plus vers des actifs réels pouvant générer plus de revenu à long terme en sacrifiant la liquidité à court terme (4 à 8 ans) via des investissements dans des projets immobiliers d’envergure, des infrastructures et d’agriculture pouvant apporter diversification, stabilité et sources de revenus importantes. De tels actifs ne sont pas cotés en bourse. Ce qui a pour effet d’amoindrir la volatilité des actifs détenus dans l’ensemble du portefeuille.

On voit aussi des achats d’actions de compagnies cotée en bourse pour ensuite les restructurer et les retirer de la bourse.

Quels constats et des leçons peuvent-en tirer les investisseurs individuels?

1- Quand on se compare, on se console. Même les pros ont de la difficulté avec le niveau de volatilité à court et moyen terme des marchés. Une chose est sûre, il faudra composer avec un niveau de volatilité plus grande des marchés boursiers et des rendements anémiques des revenus fixes traditionnels. Donc, des stratégies de revenu inventives peuvent faire la différence.

2- Même si elles seront corrélés au marché bousier mais dans une moindre mesure, des FNB permettent d’investir dans les : infrastructures, l’agriculture, l’immobilier.

3- Est-ce la fin du acheter – conserver ? Oui et Non (une vraie réponse d’économiste !) L’horizon temporel d’un individu est beaucoup plus court que celle des portefeuilles institutionnels théoriquement éternels. Le marché remonte toujours! Mais sur 10 ans, et avec raison d’ailleurs, les marchés développés ont fait sur surplace. Nous vivions à crédit. Alors c’est NON, si on se base sur des statistiques depuis 1950. Donc, on ne peut pas dormir et oublier son portefeuille jusqu’à sa retraite. Une évaluation aux 6 mois est de mise dans le contexte actuel.