Le modèle canadien de distribution des Fonds communs à la vie dure !

L’article de Finances et Investissements montre bien encore une fois de plus que la Finance travaille pour elle-même. Peu dans l’industrie sont prêts à changer les pratiques établies.  Pour l’investisseur moyen, le meilleur choix au niveau des frais de gestion demeure les Fonds Négociés en Bourse et de payer pour des conseils «indépendants et objectifs» s’il le désire.

[pullquote4 align= »right » variation= »teal »]Tant et aussi longtemps que les conseils (en apparence gratuits) seront rémunérés par la vente des produits, le consommateur n’aura pas la garantie d’objectivité requise.[/pullquote4]
De plus, le marché des FCP est dominé par les grandes banques et un système de distribution et de vente très efficace. Elles ne sont pas à la veille d’abandonnées des frais de 2.5% sur leurs produits maison.

L’arrivée de nouveaux joueurs à bas coût (Vanguard, le «Walmart des fonds mutuels) sur le marché canadien sera-t-il à l’avantage de l’épargnant?  Si on se fie à cet article : peu de chance. On profitera encore du manque d’information et d’éducation du consommateur canadien et de sa naïveté à croire à la gratuité.

Pourquoi les nouveaux arrivants bouleverseraient des pratiques aussi lucratives au Canada par une guerre de prix ?

«Selon Michelle Drouin, l’arrivée de nouveaux acteurs au Canada ne devrait pas créer d’onde de choc importante. Car à l’instar de toute entreprise qui exerce au pays, note-t-elle, les sociétés américaines doivent adapter leurs prix à la réalité canadienne, où la commission aux conseillers reste plus importante qu’aux États-Unis. Réalité qui diffère beaucoup de celle qui prévaut aux États-Unis et qui exerce une pression à la hausse inévitable sur les prix offerts au Canada, ajoute-t-elle.»

«Christian Charest est éditeur pour Morningstar. S’appuyant sur l’exemple du Groupe Vanguard, il rappelle que la société ne verse pas de rémunération aux conseillers qui pratiquent aux ÉtatsUnis. « C’est ce qui lui permet d’avoir des prix très bas. C’est un fonctionnement assez courant aux États-Unis, mais qui va entièrement à l’encontre du modèle traditionnel canadien. » Le Groupe Vanguard pourrait-il transférer cette stratégie au Canada ? « À l’heure actuelle, ce serait spéculer que d’affirmer qu’ils tenteront d’utiliser cette stratégie au pays », répond Christian Charest…»

«Quant à la possibilité d’offrir directement leurs produits sur les marchés – éliminant l’intermédiaire que sont les conseillers en services financiers – Michel Marcoux rappelle « qu’Altamira a essayé ce modèle au Canada… sans succès ».