Où en sommes dans notre cycle financier émotionnel?

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Pourquoi devrions-nous comprendre ce cycle

Voir 3 à 4 ans de revenus de retraite, l’achat d’une résidence… ou tout autre projet disparaître en quelques jours ne peut être que pénible et angoissant.

Continuer de lire parce que nous faisons le pari qu’en connaissant à l’avance les sentiments que nous sommes susceptibles d’éprouver, nous pouvons ainsi éviter de prendre des décisions regrettables.

Le graphique du cycle financier des émotions superposé aux mouvements d’un indice boursier explique une foule de phénomènes qui se sont produits en bourse au cours des dernières décennies. 

Notez bien qu’il ne s’agit aucunement d’un outil pour savoir quand négocier. Mais pour se dire que ces réactions sont normales même pour les professionnels financiers.

La question à se poser est : ai-je besoin de mes placements en action d’ici 7 ans ? Si la réponse est non alors vous n’avez pas à vous inquiéter et coller à votre plan.

Anatomie du cycle des émotions boursières

Au 19 mars 2020, compte tenu de l’actualité et des décisions politiques, nous serions approximativement quelque part entre la peur et la panique. Ce qui pourrait signifier que le creux n’est pas encore atteint. 

Il est possible de se situer approximativement sur la courbe des émotions boursières, mais on ne peut pas vraiment savoir quand nous passerons d’une étape à l’autre.

Sans pouvoir arrêter un positionnement exact sur la courbe, force est d’admettre que nous sommes quelque part entre la peur et la panique.

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Source : Russel Investment

Cette situation boursière est particulière. Elle est provoquée par un agent externe à l’économie et qui ne découle pas d’un acte malveillant et délibéré. Nous n’avons aucun contrôle sur l’événement, un peu comme une catastrophe naturelle ou lors de premières semaines des attaques du 11 septembre 2011.

Nous faisons face à deux risques simultanés : un risque de santé physique et un risque de santé financière. Cependant, nous avons bien plus de contrôle que nous croyons. Ce sera aussi une leçon à retenir quand la tempête sera passée. 

Continuez votre lecture, nous allons faire un survol et décrire les différentes phases du cycle. Il y a de bonnes chances que vous vous reconnaîtrez dans ces phases.

Phase 1 : optimisme, exaltation et euphorie

Le cycle atteint un sommet lorsque l’épargnant devient euphorique. C’est cependant à ce moment qu’il court le plus de risques sur le plan financier :

  • Lorsque nous avons l’impression que tout ce que nous touchons se transforme en or, 
  • Nous sommes bernés par des vendeurs de rêve qui nous laissent croire que nous pouvons battre le marché moyennant des frais élevés
  • Nous ne pouvons pas faire d’erreurs, 
  • Les rendements mirobolants sont la norme 
  • Notre tolérance aux risques est élevée.
Phase 2 : déni, peur, panique, découragement
  • Le marché baissier se confirme et l’épargnant peut devenir désespéré. Plusieurs paniquent et quittent carrément le marché — de crainte de subir d’autres pertes. 
  • Ceux qui restent se découragent et se demandent si les marchés finiront par remonter un jour et se demandent si c’est bien leur place.
  • Pour les épargnants qui n’ont pas de plan et de stratégie de rééquilibrage, le moment le plus problématique est sans doute le découragement. Non seulement de nombreux investisseurs vendent-ils leurs placements boursiers (à perte), mais ils se disent qu’« ils ne s’y feront plus jamais prendre ». 
  • Entre le dénie et le découragement nous traversons successivement : 
  • La crainte ->le désespoir -> la panique -> la capitulation -> découragement.
  • Ironiquement, à ce stade, souvent l’épargnant ne se rend pas compte que sur le plan financier c’est le moment idéal d’investir.
Phase 3 : scepticisme, prudence, inquiétude

Au quatrième stade du cycle, les marchés commencent à remonter. Nous éprouvons généralement un sentiment de scepticisme de prudence ou d’inquiétude.
Nous nous demandons si la reprise est là pour durer. Nous sommes réticents à investir lorsque les cours sont encore relativement bas. 

Des émotions sont tout à fait naturelles

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Ces émotions sont tout à fait naturelles. C’est codé dans notre ADN de primate. La peur et la panique face au danger ont quelques sortes, contribué à la survie de l’Homo sapiens. Mais, les sources de danger ne sont plus les tigres géants aux dents de sabre. 

Puisque les émotions peuvent compromettre notre santé financière. Il vaut mieux en être averti. On peut alors se protéger contre les conséquences négatives de réactions impulsives et irrationnelles.

L’aversion pour les pertes

 L’aversion est un autre élément clé que nous a appris la finance comportementale :

Les recherches révèlent que la douleur éprouvée par une perte d’argent est deux fois plus forte que le plaisir éprouvé par un gain. 

Au cours des périodes de volatilité des marchés, l’épargnant éprouve avec plus d’intensité les pertes qu’il subit (même sur papier) qu’en temps normal.

Conclusion : quelles sont les consignes que nous retenons

  1. Les marchés boursiers fluctuent et les placements connaîtront toujours des hauts et des bas. 
  2. Les plans financiers diversifiés, bien élaborés, visant le long terme sont compromis lorsque lors d’événements extraordinaires et nous nous laissons guider par la peur et la panique. 
  3. Votre planificateur financier vous aide à départager les émotions de la réalité. 
  4. Avant tout, il vous prépare un plan financier personnalisé bien défini selon votre situation précise. 
  5. Si vous optez pour des placements sûrs alors vous avez très peu de chance d’atteindre vos objectifs
  6. Si vous pouvez accepter un niveau de fluctuations alors vous avez de bonnes chances de succès
Chez PLANIDEX nous préconisons 3 choses : un fonds de prévoyance, des protections et des boucliers anti-volatilité.
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